• LE CHRETIEN DOIT-IL OBSERVER LE SABBAT ?

     

     

    LE CHRETIEN DOIT-IL OBSERVER LE SABBAT ?

     

         Quelle interprétation donner au texte d’Exode 20, 8 la Parole de DIEU nous convie à respecter le Sabbat tout comme les autres commandements reçus de Moïse ? Et que dire d’Esaïe 66, 23 : « A chaque nouvelle lune et à chaque Sabbat, toute chair viendra se prosterner devant Moi, dit l’Eternel » ? Telle est l’interpellation qui a été adressée au GEB.

     

             Pour répondre à cette préoccupation, nous partirons de l’origine du Sabbat jusqu’à son abolition. Il convient de relever avant tout que l’interprétation littérale de la Bible n’est pas nécessairement la vraie, si elle ne tient pas compte du contexte historique ni du mouvement d’ensemble de la Parole de DIEU. En effet, dire qu’il faut observer le Sabbat (7e jour), c’est se méprendre de la recommandation de CHRIST et ignorer l’espérance que représente Sa résurrection pour les hommes : c’est par la résurrection de CHRIST que l’humanité a commencé à entrer dans le vrai repos.

     1-   REPOS SABBATIQUE DE DIEU

    (7ème jour de la « semaine » de création)

    Le mot Sabbat ou Shabbat vient de l’Hébreux « Shâbbat » et signifie repos. L’Eternel, Créateur, est l’instituteur du Sabbat, à la fin de la création terrestre (Genèse 2, 3). C’était un jour de repos pour DIEU qui avait achevé Son œuvre. Il recommande donc à Son peuple, l’ancien Israël, d’observer le sabbat.

    2-   L’ANCIEN ISRAEL SEUL ETAIT TENU D’OBSERVER LE SABBAT

    Après sa sortie d’Egypte, Israël a observé, pour la première fois, le sabbat au désert de Sin (Exode 16, 26-30). C’était là un signe caractéristique des enfants d’Israël (Exode 31, 16-17). Et même des années sabbatiques avaient été prescrites par l’Eternel, à Son peuple (Exode 23, 10-11). Au cours de six années, la terre devait être ensememencée et le fruit recueilli mais la septième année était une année de relâche et de repos.

     3-   LE CHRETIEN ET LE SABBAT

              Les chrétiens ne sont pas tenus d’observer le sabbat, comme certains le croient. Il est écrit dans Colossiens 2, 16-17 : « Que personne donc ne vous juge au sujet du manger ou du boire, ou au sujet d’une fête, d’une nouvelle lune, ou des sabbats : c’était l’ombre des choses à venir ; mais le corps est en CHRIST ». Quelques uns diraient que le vocable « sabbats » ici est au pluriel et représente les fêtes et non le Sabbat ; erreur ! Pau parle clairement de « fête », ensuite de sabbats. La loi sur le sabbat est un pédagogue, or la venue de JESUS nous donne la Connaissance et nous apprend la crainte de DIEU.

    Aussi convient-il de le souligner, les Galates ont été réprimandés du fait d’avoir pratiqué cette observance : « Mais à présent que vous avez connu DIEU, ou plutôt que vous avez été connus de DIEU, comment retournez-vous à ces faibles et pauvres rudiments, auxquels de nouveau vous voulez vous asservir encore ? Vous observez les jours, les mois, les temps et les années ! ». (Galates 4, 9-10). L’Apôtre Paul s’étonne, il s’exclame de ce que les chrétiens ne comprennent pas la volonté de DIEU. A cela, il marque son inquiétude, son indignation au verset 11 : « Je crains d’avoir inutilement travaillé pour vous ».

    Nous aussi, comme Paul, nous craignons pour ceux qui tiennent mordicus à l’observance du Sabbat.

    C’est par la foi et l’obéissance à Sa Parole que les chrétiens entrent dans le repos de DIEU : « Car celui qui entre dans le repos de DIEU se repose de ses œuvres, comme DIEU s’est reposé des Siennes. Efforçons-nous donc d’entrer dans Son repos,… » (Hébreux 4, 10-11). On est dans le Sabbat (repos de DIEU) à partir du jour où on obtient le salut en JESUS-CHRIST : le vrai chrétien est en permanence dans le Sabbat, la vie de sanctification. Efforce-toi aussi d’y entrer, et tu seras heureux. Si CHRIST avait observé le Sabbat (Matthieu 12, 1-7), nous, Ses disciples, l’observerions aussi, puisque nous sommes appelés à l’imiter en toutes choses. Mais il l’a plutôt violé, pour nous montrer qu’il ne faut pas observer le Sabbat. Les enfants d’Israël même violaient le Sabbat sans s’en rendre coupables. En effet, tout mâle parmi eux devait être circoncis le huitième jour, fût-il un jour de Sabbat. C’est encore là une preuve que le Sabbat était vraiment l’ombre des choses à venir (Lévitique 12, 1-3 ; Jean 7, 22-24). Il n’y a pas de nécessité que les chrétiens observent le Sabbat.

     4-   JESUS-CHRIST EST LE MAITRE DU SABBAT

    Dans l’Ancien Testament, les souverains sacrificateurs étaient vulnérables car le Vrai n’était pas encore venu ; tout était encore la loi (Hébreux 7, 23-25). A partir de la venue et de la mort du Seigneur JESUS-CHRIST, tout sacrifice est aboli. En parcourant les Ecritures dans Ephésiens 2, 15, nous lisons : « ayant anéanti par Sa chair la loi des ordonnances dans ses prescriptions,… ». Aux Romains, Paul renchérit : « Car CHRIST est la fin de la loi, pour la justification de tous ceux qui croient » (Romains 10, 4). Nous sommes sauvés et avons du repos par la foi en JESUS-CHRIST. C’est Lui le Maître du Sabbat (Matthieu 12, 8), il le commande, le viole et enseigne cela.

    Les juifs cherchaient à faire mourir JESUS, « non seulement parce qu’Il violait le Sabbat,… » (Jean 5, 18). Les Apôtres se réunissaient le premier jour de la semaine (Actes 20, 7), c’est-à-dire, dimanche. Si certains religieux commémorent le dimanche pour leur royauté, pour nous il est un jour de victoire pour la résurrection de CHRIST.

    Intellectuellement, chacun peut avancer et soutenir son point de vue, mais c’est l’Esprit de DIEU qui tranche tout.

      Ce texte est un extrait du TOME II "QUE DIT LA PAROLE DE DIEU" par 

     les révérends

    Dr Hippolyte T. SIYOU

    Jacques SONG SONG

    Collaborateurs

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